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Black Friday : Action devant le grand mail de Dax
05Dec
Black Friday : Action devant le grand mail de Dax
Par Sébastien Comet : Une poignée de militants(es) d'Attac s'était donné rendez-vous devant le centre commercial, le vendredi 4 décembre, pour dénoncer la surconsommation de cette journée.Banderole en main, drapeaux en étendard et petite inscription posée sur le dos voila comment cinq militants et militantes d'ATTAC Landes se sont rendus devant le grand centre commercial de la cité thermale. En ce jour de Black Friday qui pousse toujours plus à consommer, rappeler que notre économie fonctionne en grande partie grâce à une consommation outrancière et éthiquement discutable n'était pas une perte de temps bien au contraire. Rappeler également que les entreprises et multinationales qui jouent le jeu de cette mascarade consumériste pour le simple plaisir ou obligation de profit n'est pas un vain mot. Et qu'importent les dégâts environnementaux et sociaux, il est bon de trouver le téléphone dernier cris moitié moins cher. "On profite de cette journée pour mettre en avant les dégâts d'entreprise comme Amazon qui détruisent l'emploi. Être devant le grand mail, c'est venir devant le symbole d'un endroit ou l'on consomme beaucoup" Bernadette, membre d'ATTAC  Devant la permanence du député Lionel CausseAprès s'être baladé dans les allées du centre commercial, vigile au derrière et sous le regard quelque peu circonspect des "consommateurs", le groupe s'est rendu ensuite dans un magasin Carrefour de l'agglomération dacquoise avant d'apparaitre devant la permanence du député LREM de la 2e circonscription des Landes Lionel Causse. Les militants(es) y ont déposé une lettre-moratoire dans sa boite aux lettres demandant, encore une fois au député de la majorité, plus de justice sociale et fiscale ainsi qu'un soupçon de prise de conscience écologique. Interview de Bernadette : membre d'ATTAC Landes 

Carte blanche à l'artiste Oze
04Dec
Carte blanche à l'artiste Oze
Par Mathilde Redaud : Hapchot a donné carte blanche à Zoë, volontaire en service civique à l’écolieu Jeanot depuis le mois de septembre, pour réaliser les visuels des Midinales. Rencontre.Zoë ou bien Oze comme elle aime à signer ses dessins et ses toiles, nous vient de Haute-Savoie.Elle dessine depuis qu’elle sait tenir un crayon et sa chambre a été son premier terrain d’expérimentations. Elle suit un cursus artistique en commençant par un bac en arts appliqués qu’elle complète par une prépa aux Beaux-Arts de Sète.Néanmoins, elle doit sans cesse justifier ses choix artistiques et cette approche autocentrée de la pratique artistique ne lui convient pas. Un besoin d’ouverture se fait sentir et Zoë se réoriente vers le milieu médico-social en suivant une formation d’assistante sociale. Pendant trois ans, elle ne touchera pas un crayon ni ne chatouillera une toile. C’est à l’occasion d’un voyage en Nouvelle-Zélande qu’elle renouera avec cette pratique sous le format du carnet de bord dans lequel elle consignera ses observations paysagères, ses ressentis et ses découvertes culturelles. À son retour en France en 2017, sa décision est prise : mettre sa pratique du dessin et de la peinture en priorité dans son quotidien. Elle cherche aussi du côté de la linogravure dont elle affectionne la dimension de reproduction manuelle. Des motifs surgissent alors, récurrents : ce sont des figures féminines auréolées de formes végétales. Elles s’accumulent dans une série de portraits au titre évocateur : Les Veilleuses. Zoë affirme que ses œuvres sont libres d’interprétation et se réjouit d’écouter les témoignages des regardeur.euses. Toutefois, elle exprime l’effet cathartique de sa série Les Veilleuses, qui a été pour elle une auto-thérapie lorsqu’elle a affronté la disparition de son père à l’été 2019. Ces femmes tripartites au long cou et au visage affublé d’une boucle d’oreille pendante et d’un chignon, sont des totems protecteurs pour les personnes visibles comme celle qui nous sont devenues invisibles.Aujourd’hui, du haut de ses 26 ans, elle continue de développer les portraits de femmes et les carnets de voyage dans lesquels elle associe l’écriture aux paysages. Elle souhaite également diversifier ses supports d’expression avec les affiches ou les étiquettes de bouteilles de vin. C’est pourquoi, elle s’est volontiers prêté au jeu de la carte blanche Hapchot. Depuis son arrivée à Jeanot, cela la titillait de faire quelque chose avec la radio, c’est désormais chose faite. Elle nous propose donc un dessin chaque lundi sur la thématique de la Midinale. Le 16 novembre, on s’intéressait aux projets inutiles et Zoë a tout de suite pensé au manifeste de Nuccio Ordine sur L’utilité de l’inutile et au passage qui cite Eugène Ionesco lorsqu’il questionne la place de l’art dans une société qui ne comprend pas l’utilité de l’inutile et vice-versa.On vous laisse avec les mots du dramaturge : « Regardez les gens courir affairés, dans les rues. Ils ne regardent ni à droite, ni à gauche, l’air préoccupé, les yeux fixés à terre, comme des chiens. Ils foncent tout droit, mais toujours sans regarder devant eux, car ils font le trajet, connu à l’avance, machinalement. Dans toutes les grandes villes du monde c’est pareil. L’homme moderne, universel, c’est l’homme pressé, il n’a pas le temps, il est prisonnier de la nécessité, il ne comprend pas qu’une chose puisse ne pas être utile ; il ne comprend pas non plus que, dans le fond, c’est l’utile qui peut être un poids inutile, accablant. Si on ne comprend pas l’utilité de l’inutile, l’inutilité de l’utile, on ne comprend pas l’art ; et un pays où on ne comprend pas l’art est un pays d’esclaves ou de robots, un pays de gens malheureux, de gens qui ne rient pas ni ne sourient, un pays sans esprit ; où il n’y a pas l’humour, où il n’y a pas le rire, il y a la colère et la haine. »

Rugby amateur : Vers un retour imminent sur les terrains ?
01Dec
Rugby amateur : Vers un retour imminent sur les terrains ?
Par Nicolas Dubés : La Fédération française de rugby a annoncé, ce mardi 1er décembre, la reprise des entrainements...mais sans contact et toujours sans accès aux vestiaires.Le sport collectif amateur verrait-il enfin le bout du tunnel ? Par la voix de Bernard Laporte, Président de la FFR et leader de la "fronde" des sports collectifs auprès du Ministère de tutelle, on apprend cet après-midi que les sportifs(ives) amateurs(ices) peuvent dès ce soir reprendre le chemin de l'entrainement pour une reprise des activités sans contact et sans accès aux vestiaires. Une application pure et simple du Stade 3 du protocole d'activités présentés il y a quelques jours par la Ministre des Sports Roxana Maracineanu."Après un accord avec le Ministère des Sports, la pratique du rugby sans contact peut reprendre dès maintenant, pour l’ensemble des licenciés, y compris les adultes" : Le communiqué de la FFR Voilà une avancée certaine saluée par tous mais qui doit être tempérée malgré tout. Là où Bernard Laporte espérait, pour le rugby tout du moins, une dérogation pour reprendre les entrainements avec contact dès le 15 décembre pour déclencher la reprise du championnat au 20 Janvier, il a semble-il reçu une réponse négative. Les entrainements avec contact ne reprendront donc pas avant la réouverture des restaurants (sic) !Reprise début février ?Les joueurs et joueuses peuvent dès à présent entamer leur préparation physique. Ce qui devrait réduire sensiblement la période de réadaptation avec plaquages ou mêlées en Janvier. Avec ce schéma en tête, les grands artisans des calendriers à remodeler estiment une reprise effective des championnats amateurs dès le 1er ou 2 Février ! Puissent-ils être entendus. L'hiver paraitra moins long. Reste maintenant à connaitre le plan choisi pour relancer les compétitions. Mais cette première bonne nouvelle est déjà une éclaircie bienvenue pour tous !     

Edito de la semaine : La ville
30Nov
Edito de la semaine : La ville
J'ai habité une belle ville dans le nord de la France.Il y avait un quartier populaire très agréable pour aller se balader, lorsqu'il faisait beau. Ça n'a plus rien à voir maintenant.La place où les enfants aimaient jouer au foot est devenue un parking,Les bars où nous allions retrouver les copains en terrasse pour boire des coups le soir après le boulot ou boire un thé au soleil le dimanche après le marché,Cette cave où nous allions découvrir les meilleurs musiciens du quartier le mardi soir pour les soirées jam sessions,Ces lieux de rencontre et d'ivresse sont devenus des restaurants bien au-dessus de nos moyensA l'emplacement du disquaire chez qui nous allions fouiner dans les bacs à vinyles durant des heures le samedi après-midiOn y trouve maintenant une banqueSans parler de l'épicerie familiale du coin de la rue Colbert, remplacée par un énième "Carrefour market"Sur ce mur on pouvait y découvrir de  nouvelles fresques de peintures quasiment tous les jours, tous les graffeurs de la ville y ont un jour, posé leur blaze.Ça donnait une identité au quartier et surtout ça le rendait joyeux, vivant.Maintenant le mur a été repeint en gris et sert d'espace publicitaire pour les commerces du nouveau grand centre commercial qui a remplacé les anciennes halles de marché...Les rues ont été vidées de ses artistes, musiciens et zonars en tous genre. Tout ça pour rendre le quartier plus sûr soit-disant, parce que trop de monde dans la rue, trop de bruit, pas assez propre... La vérité c'est qu'ils ont voulu éloigner la misère vers la banlieue, pour la cacher,Rentre le quartier plus policé et plus blanc aussi,Vidé de sa jeunesse métissée, de sa vivacité,Le bobo a remplacé le populaire,A grand coup de stratification sociale.Dans ma ville il y a ces statues pleines de crottes de pigeons,De ces personnages qui ont autant écrit qu'effacé l'histoire pour être érigés en héros,Il y a ces noms des rues aussi,Avenue du Maréchal pétain, Rue Colbert...Ah ça lui faisait tout drôle à monsieur FofanaD'avoir son épicerie dans une rue au nom du rédacteur du code noir Colbert, qui reléguait les noirs au rang de biens mobiliers.Avec ces ordures ma ville est puanteSans parler des odeurs,Celle de la vapeur qui s'échappe du bitume trempé,Celle de ces gaz et de ces fumées de pollutions qui s'échappent de partout,Celle de la pisse aussi, Ou celle du javel de tous ces lieux aseptisés. Il est possible de faire du vélo dans un parc autour d'une citadelle fortifiée.Mais on évite d'y aller lorsqu'il fait trop chaud car l'air est irrespirable lorsque l'usine qui se trouve juste à côté tourne à plein régime,La nuit même les flics ne s'y aventurent pas, de peur de de se faire agresser.Dans le centre de la ville, il y a un très joli quartier, plein de magasins chics et de bons restaurants.Dans ces zones de la ville débordante de luxe et de consommation, se côtoient sans se regarder ceux qui consomment jusqu'à l'indécence et ceux qui mendient pour un sandwich... Pour se déplacer, il y a des bus et un métro. C'est pratique pour aller au parc, à la piscine, au cinéma ou encore au théâtre, parce que la ville est très grande. Mais les populations éloignées du centre ne peuvent pas toutes se déplacer en ville car les transports en commun ne sont toujours pas gratuits.Il est agréable de marcher dans les petites rues pour admirer l'architecture des maisons anciennes. Elles sont spacieuses mais sont pourtant inoccupées depuis si longtemps déjà.Comme toutes les maisons du quartier d'ailleurs.Elles appartiennent à de riches propriétaires qui refusent d'y loger ceux qui en ont besoin.Et pourtant 3 personnes sont à la rue pour 10 logements inoccupés.La ville ce sont tous ces contrastes si forts,où se côtoient :Richesse et MisèreAccueil et ExclusionCollectifs et IndividualismeSolidarité et DiscriminationManifestation de liberté et Répression violenteDes autorités qui délogentà coups de matraques ceux qui vivent dans la rueparce qu'on a bétonné les ouvertures des logements inoccupés.Malgré la concentration de population, on se côtoie sans jamais se rencontrer,dans cet écosystème prêt à imploser...

Edito de la semaine : La société de consommation
23Nov
Edito de la semaine : La société de consommation
Elle est là.Elle ne se cache même pas.Au contraire, elle bombe le torseFière de son pouvoir de manipulationEt pourtant, vous ne la soupçonnez plusElle a même réussi à vous faire croire que vous aviez le choixElle a percé votre carapace la plus dureColonisé votre cerveau mou avec réussiteElle a envahi chaque mur de votre ville,à travers ses affiches, ses panneaux, ses spots,Chaque façade de magasins,Chaque page de votre navigation internet lui sert de publicité,Chacune de vos conversations parle d'elle et de ses milliards d'enfants,Chacun de vos désirs, de vos ambitions et obsessions se retrouve en elle.Mais l'avez-vous déjà rencontrée en face, honnêtement ?L'avez-vous réfléchieL'avez-vous critiquéeL'avez-vous combattue ?Et avec quelle efficacité ?Qui est-elle ?Elle, c'est la société de consommation Son but ?Mettre en place un ordre social permettant de faire accéder la masse aux biens de consommation que cette même masse produitC'est ainsi que des milliers de personnes et de ménages ont accédé à ce que l'on appelle le confort de la vie moderne.Chauffage d'intérieur, machine à laver, four, télévision, voiture, l'iphone 15...Le luxe et l'indépendance soit-disant...Sauf qu'une fois que tout le monde a obtenu ce dont il croyait avoir besoinAllez t'ils s'arrêter de vendre pour continuer à faire des bénéficesAu contraire,C'est à ce moment là que le système de consommation est passé à un système de surconsommationEt pour cela la stratégie a été bien pensée :Obsolescence programmée,Imposition de nouveaux modes de vieSurconsommation en réseau via la mondialisationEnvahissement de la consommation  dans des domaines sensibles comme l'amour, le sexe, la politique, la culture...Proposition de modes de consommation soit-disant alternatifs#GreenWashingPier Paolo Pasolini nous disait : « Je suis profondément convaincu que le vrai fascisme est ce que les sociologues ont trop gentiment nommé la société de consommation »Alors que peux-tu faire petit consommateur formaté ?Réaliser l'arnaque pour notre société déjàsensibiliser, éduquerNe consommer que le nécessaire, boycotter, recyclerChanger de rythme, individuellement, s'émanciper tout simplement...Car «Celui qui ne bouge pas, ne sent pas ses chaînes » Rosa Luxembourg

Edito de la semaine : Les projets inutiles
16Nov
Edito de la semaine : Les projets inutiles
Nous vivons une époque qui aime faire requestionner le sens des mots pour semer le douteTroubler l'opinion publique, la diviser, créer du malentendu et dans la confusion faire avancer la grande cause de l'intérêt privéUne époque où l'on s'amuse maintenant à réécrire les dictionnaires Changer la définition des mots pour leur faire dire le contraire Essentiel/Non essentiel, Utile/InutileNotre système nous a amené à remettre en cause les logiques les plus basiqueset le peu de certitudes qu'il nous restait sont remises en débat Dès lors, ce n'est plus la logique qui nous guide mais l'inutileOn ne se nourris plus de l'essentiel depuis bien longtemps mais du superfluUn phénomène devenu une mode, un remède à l'ennui,puis carrément un somnifèreCelui qui nous endort au moment de nous réveilleret qui jette un voile sur l'urgence et les prioritésLa logique est perverse : Comment régler un problème en aggravant afin de créer de nouveaux problèmes qui justifieront de nouveaux projets inutiles ?De Vastes projets, couteux et destructeursQui n'apportent rien Si ce n'est d'accélérer le phénomène de bétonisation des terres On estime à 10% le territoire français déjà artificialisé On pourrait donc accompagner les transitions en mettant fin à l'artificialisation des terresMais non, ce sont surtout des terres agricoles ou naturelles qui sont concernées par les grands projets Car grand projet s'accompagne bien souvent d'études sur l'impact environnemental inexistantes.C'est inquiétant, surtout quand on sait que les grandes villes ont une autonomie alimentaire de 3 jours...et que l'on appauvrit toujours plus les sols de nos campagnesDes projets qui vont se déployer sur des années à coup de millions et d'effacement de zones naturelles Pour laisser une empreinte indécrottableDes projets archaïques qui ne correspondent en rien aux enjeux de notre époque mais qui impacteront sur les suivantesQui ne servent à rienSi ce n'est servir des intérêts privés au détriment du bien communOn dit aussi de l'inutile ce "qui dans une situation difficile sait que tous ses efforts seront vains"et pourtant ce sont ceux qui s'opposent à ces projets inutiles qui goûtent le mieux à cette définition.A l'inverse, l'utile se dit de ce qui est obligatoire, indispensable, qui doit être fait, qui s'impose,et ce sont justement les arguments utilisés par ceux qui défendent leurs projets inutilesAu royaume de la contradiction, plus rien n'a de sensseulement le contre senscarAvec toutes ces conneriesOn a même transformé des zones protégées en zones à défendre...

Edito de la semaine : Les Murs
09Nov
Edito de la semaine : Les Murs
La muraille de Chine en place depuis plus de 2000 ans est probablement le plus grand monument jamais construit par l'humain, que ce soit en longueur, en surface ou en masse. Notre plus grand vestige est donc un mur. Un mot bourré de contradictions : tant symbole de peur que de sécurité, d'expression que d’oppression, de puissance que de faiblesse. Regardez Donald. Il a Moult fois répété, martelé même, devant ses électeurs qu'il construirait 1600 km de mur lors de son unique mandat pour endiguer l’immigration venue d’Amérique latine et pour prouver sa puissance aussi. «Un mur épais, fait de béton et d’acier», selon lui. Résultat? Sur les 507 kilomètres officiellement bâtis, la plus grande partie du travail a constitué à réparer ou substituer des structures déjà en place. Reste donc un bilan de 56 km de mur réellement construit. Sans compter les parties qui n'ont pas résisté au vent. Le mur n'a pas tenu et n'incarnera jamais la grandeur attendue, tout comme Donald.A l'inverse, Le mur de Berlin est resté en place pendant près de 30 ans. Nommé mur de la honte ou mur antifasciste selon de quel côté on se plaçait, il a incarné la séparation d'une culture en deux idéologies, pour finalement devenir un symbole d'unité, une fois détruit. Un mur qui révèle aussi l'expression des citoyens, une expression politique et artistique dans une ville qui deviendra un haut lieu du street art...Et même lorsque l'on arrache des pans de briques pour les revendre des millions (dédicace à Banksy), les murs gardent la trace de notre histoire.Des grottes de Lascaux, au mur de Jérusalem, en passant par les pyramides d’Égypte, les murs puisent leurs fondations dans les racines de l'humanité...Des murs peints ou gravés qui témoignent de ce que nous avons étéDes murs tagués qui crient la colère de ceux qui subissentDes murs criblés de balles qui pleurent les massacresDes murs barbelés qui séparent les différencesDes murs élevés au nom d'une fierté ridiculeDes murs cimentés qui maintiennent à une place, un quotidien, et confortent l'inaction,Des murs qui affichent publicité et propagande idéologique mais qui punissent l'expression pureDes murs de la honte qui cachent le courage et la véritéDes murs par 4 dans lesquels on enferme ce que l'on ne veut pas voirDes murs qui se dressent entre notre présent et notre avenir,Des murs si solides en apparence, Que l'on croit détruire parfoisMais ce sont des murs encore plus haut et plus solide qui sont rebâtisAlors agissons au milieu de ces murs, transformons les ciments en engrais, faisons naître et se développer ces herbes qui formeront bientôt un réseau, et ainsi créer des fissures dans la muraille...

Landes / Confinement : Des dispositifs pour protéger les femmes victimes de violences conjugales
06Nov
Landes / Confinement : Des dispositifs pour protéger les femmes victimes de violences conjugales
Par Sébastien Comet : Après un premier confinement qui a fait état d'une augmentation nette des violences conjugales et intrafamiliales en France, plusieurs dispositifs sont en place pour cette "deuxième vague" et notamment dans le département. Forte hausse de la fréquentation de la plateforme sur les violences conjugales arretonslesviolences.gouv.fr , 44 % d’interventions en plus pour différends familiaux par rapport à la même période en 2019 ou encore le 3919 pris d'assaut. Voilà le bilan du premier confinement en France entre mars et mai 2020. Dans les Landes c'est une augmentation de plus de 30% qui a été signalé par les services de l'État durant cette période. Pour parer à ce nouveau huis clos, plusieurs services offre une écoute, un soutien, une aide ou encore une protection. Chaque femme à la possibilité de quitter le foyer sans attestation pour se protéger, elle et ses enfants. le 3919 vous offre ainsi la possibilité de vous faire orienter ou bien de signaler un fait de violence. C'est un numéro gratuit et anonymes fonctionnant du lundi au vendredi de 9 à 22 heures, ainsi que les samedis, dimanches et jours fériés de 9 à 18 heures.Pour un hébergement d'urgence contacter le 115 Il est également possible de se signaler, sans attestation, à un pharmacien qui contactera les autorités judiciaires. Plusieurs associations landaises d'aide aux victimes apportent aussi un soutien : Le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) est joignable au 05 58 46 41 43 ou par mail : cidfland@wanadoo.fr (Du lundi au vendredi, de 9 heures à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h 30 Site : landes.cidff.info)Pour être accompagner au niveau psychologique, juridique et social, l’Association départementale d’aide aux victimes et de médiation (Adavem JP40) sera joignable au 05 58 06 02 02 ou par courriel : francevictimeslandes@adavemjp40.fr (Du lundi au vendredi, de 9 à 12 heures et de 14 à 17 heures) et sur adavem40.frEnfin, le collectif féministe, NousToutes Landes, est disponible par courriel (noustoutes.40@gmail.com)  et sur leur page Facebook "Nous Toutes 40 ", pour aider, écouter ou porter secours aux victimes et témoins de violences intra-familial de jour comme de nuit. 

Edito de la semaine : L'enfance
02Nov
Edito de la semaine : L'enfance
Quand nous étions enfants...Nous savions pourtant jouer gravement au présent Puis quitter le jeu en effaçant l'ardoise magique. Nous sommes tous coupables d'enfance mais nous écartons cette nostalgie comme un mal à enfouir. On nous l'a assez répétée : « Tu n'es plus un enfant ! » Ce qui signifie, en clair : tu ne peux plus aimer, sentir, agir comme un enfant, spontanément, librement selon tes élans. Tu dois réfléchir avant de parler, Réfléchir avant d'aimer, Réfléchir avant de donner, Réfléchir avant de sourire. Un adulte est responsable, productif, rigoureux. Chiant quoi.Qu'est-ce qui chamboule les rêves d'un enfant au point d'en faire un contrôleur de gestion une fois adulte ?Qui a dressé la muraille entre l'enfance et l'âge de raison ? Qui nous a expulsés? Qui nous a alourdit, le savoir, la conscience, la responsabilité ? Qu'avons-nous fait de ce corps doué d'enfance, qui osait respirer, danser,sans méthode ni projet ? Ce corps réceptif à la lumière, aux caresses, gourmand de vie, présent.L'état d'enfance crée le jaillissement, l'imprévisible, comme le poème, comme le vent. Capter l'enfance en nous, c'est retrouver la source, accepter d'être confiant devant l'inconnu.Épouser l'instant. Un territoire que nous avons besoin de revisiter pour remettre de la fraîcheur dans nos vies, éprouver à nouveau des sensations perdues : comme l’innocence, la fantaisie, la légèreté, la spontanéité. Merde aux adultesÀ leurs certitudesLeur sérieuxLeurs schémas établisLeur routine Merde au passé si vite oublié Merde au futur anxiogèneIl est grand temps de retrouver nos sens d'enfant,En profitant pleinement et sans condition du présent,Courir en pleine nature jusqu'à sentir le vent sur son visage,Jouer sous la pluie sans peur de se salir, Boire un chocolat chaud avec la mousse qui se dépose au coin des lèvres, Être ivre sans boire une seule goutte d'alcool, Expérimenter l'échec et rire de cet échec, Rire tout simplement Des moments gratuits, que nous ne maîtrisons pas, et qui sont pourtant essentiels pour grandir et donc pour s’épanouirAlors c'est bon maintenant  ? On peut arrêter de jouer bêtement aux adultes et retrouver notre vraie nature  ?Celle qui nous a tout appris : l'enfance