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Menacée d'expulsion, des lycéen.e.s se mobilisent pour une camarade
11avr
Menacée d'expulsion, des lycéen.e.s se mobilisent pour une camarade
Maria 16 ans, jeune congolaise, scolarisée dans un lycée Montois ainsi que sa mère, son frère et ses soeurs sont dans l'obligation de quitter le territoire depuis le 31 mars dernier.Pour empêcher cette décision, un collectif lycéen s'est créé la semaine dernière pour alerter l'opinion. Plus de 1700 personnes ont signé une pétition mise en ligne sur change.org qui demande l'annulation de cette décision et pointent les risques de persécutions à leur retour au Congo. Scolarisée depuis deux ans, Maria est entrée, cette année, au lycée et dit "se sentir bien" comme le rapporte France bleu Gascogne qui a pu la rencontrer. Refuge temporaireDu coté de la Préfecture landaise on assure que cette décision a été prise après "un examen approfondi de la situation de la famille". Cela fait suite à la décision de l'OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) confirmé en appel par la Cour nationale du droit d'asile qui a rejeté la demande d'asile de cette mère congolaise arrivé il y a deux ans en France. La jeune lycéenne  et sa famille ont dû quitter le Centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada) de Mont-de-Marsan, il y a quelques jours, mais ont pu trouver un refuge temporaire avec l'aide du Réseau éducation sans frontières. 

Edito de la semaine : L'eau
22Mar
Edito de la semaine : L'eau
53 degrés,On souffre, on suffoque, on devient fousLa mafia de l'eau s'organise60, 100 mètres, 150, 180 métres...Les forages illégaux accélèrent l'asséchement de la nappe phréatiquePlus que 6 mois avant l'épuisement total83% de l'eau sert à produire des ressources qui seront exportéesTandis que Baghat a beau ouvrir le seul robinet de l'immeublePas une goutte ne sort.Les barons du sucre exportent notre eauDes millions investis dans l'irrigationSiphonnés par des administrations corrompuesDétournement de fonds, détournement d'eauMême si cela met en danger la vie de milliersOn ne compte plus les jours sans pluiesSans famines, sans tensions, sans violencesNos gorges sont sèchesEt on veut survivreNos cerveaux brulent et ceux des animaux aussiLe gardien du réservoir a poignardé 6 personnes ce matinAlors qu'elles tentaient de remplir des barils d'eau supplémentairesUne quinzaine de singes se sont entretués hierEn se battant pour une source d'eauLes tigres ont quittés les réserves forestièresIls viennent chercher de l'eau dans les villagesLes éléphants s'affolent, se nourrissent dans les champs nourris aux biocidesEt en meurent plus vite que les humainsLa rivière sacrée qui coule dans la régionEst à sec depuis pour la première fois depuis 130 ansLes péperins sont devenus migrantsEt n'utilisent plus l'eau pour se purifierLa mousson annuelle va arriverVoilà un mois qu'on l'annonce dans une semaineAlors tous les jours on prie pour qu'elle se finisseCette semaine infernale...Le non accès à l'eau est la première cause de mortalité au mondeça n'a l'air de rien l'eau,c'est incolorec'est inodore c'est transparentMais c'est notre passé, notre présent et notre futurEt nous on chie dedans tous les jours...

Edito de la semaine : Les projets locaux et citoyens
02Mar
Edito de la semaine : Les projets locaux et citoyens
Souvent ce ne sont pas l'état ou les institutionsmais bien les citoyens qui font vivre leur territoireDe la simple idée à la réalisationIl y a de nombreux pas On parle beaucoup de circuits courts pour l'alimentaireMais qu'en est t-il des tous ces projets sociaux, culturelsQui s'appuient sur les réseaux locaux,Qui créent des échanges logiques, complémentaires sur un même territoireQui passent par une intégration systématiques des différents acteurs, des initiatives et des dynamiques présentesDes projets nourries du vivier local qui trouvent du sens là où ils se développentValoriser l'existantFaire coïncider un projet avec les caractéristiques d'un territoireSon histoire, ses valeurs, ses acteurs...Créer des relations de proximitéEn impliquant les habitants dans la dynamique du projet Car ce sont eux qui lui donnent sa légitimitéParticiper à créer de la rencontre et de l'échangeDécloisonner les disciplinesCréer des réseaux forts et des logiques localesComme pour les circuits courts, ces dynamiques de projets locauxPermettent à ceux qui y prennent part de ne plus dépendre d'éléments extérieurs pour établir de l'échangeet de mettre en place leurs propres règleset peut-être la possibilité de passer par d'autres référentiels que celui de l'argent.Serait-ce le début de l'émancipation citoyenne, voir de l'autonomie ?Développer des projets et donc de la coopération sur un territoireC'est ce qui lie, nous tiens vivants

Edito de la semaine : Retour vers la Culture
23fev
Edito de la semaine : Retour vers la Culture
On utilise souvent le mot «culture» pour désigner exclusivement l'offre de pratiques et de services culturels, en particulier dans le domaine des arts et des lettres. Avec ou sans majuscule la Culture est surtout un objet vivantUn concept que nous pourrions passer des heures à définirEt pourtant nous n'avons pas à l'interrogerElle est tous ces codes communs, ces liens et ces références qui unissent des humains,Qui nous définissent en tant que sociétéElle est composée de tout ce que nous considérons comme allant de soiUn héritage de l'histoire, des expériences, des créations, des patrimoines transmis Nourri de tous les échanges qui les ont accompagnésProductrice de sens, de connaissances, de créativité,la Culture, telle qu'on l'appelleN'est pas morteCette culture ne peut être effacéeElle est immortelle et intemporelleLa Culture comme le nuage ne peut être contenueElle plane au dessus de nos petites considérationsS'étend, se diffuse, se forme et se déformeSe dissipe, mais jamais ne disparaît Créer c'est marquer l'empreinte d'une société à un instant TMais qu'en est-il de la création du présent ?Celle qui avance masquée, contrainte et réduite à des écrans noirs, sans vieComme dans tous ces lieux dédiés à la diffusion Légitimés et récupérés par l'institution quand ils étaient utilesNon essentiels en tant de crise...Quand le Conseil d’État précise que l’interdiction de réunion dans les lieux de cultes est disproportionnée et constitue une atteinte grave et illégale à la liberté de culte. Qu'en est-il des lieux de Culture  et de ses adeptes?Ceux que l'on appelle les acteurs culturels ?Artistes, médiateurs, associations, institutions, industries culturelles, opérateurs publics et privés, publics...Biberonnés, influencés pour être légitime Ils ne savent plus comment existerSans un état tantôt mécène, tantôt bourreauLa Culture n'appartient pas au politiqueLa Culture est politiqueElle doit donc s'émanciper, Se réinventer, retrouver le social, Exister dans le présent pour se sentir encore vivante demainSans jamais nier la réalitéLa Culture sous toutes ses formes, que nous l'attaquions ou la défendonsN'a pas besoin de salles de spectacles, de musées ou de cinémas pour existerPeut-être que trop de citoyens l'ont oublié,Conditionnés à ne la voir que dans ces lieux dédiésOu à la consommer isolés sur internetRevenons plutôt aux fondamentaux Et entamons dès aujourd'hui un retour vers une Culture...Vivante

Edito de la semaine : Le voyage
16fev
Edito de la semaine : Le voyage
A l'époque, l'être humain pouvait se déplacer  librement,d'un point A vers un point B plus ou moins éloigné dans un but personnel motivé par la curiosité, la rencontre de nouvelles cultures, de nouveaux échanges...Parfois c'est la guerre, la politique ou le climat qui amenaient ce déplacementMais le voyage n'étant jamais lié à une nécessitéIl est longtemps resté un luxe réservé aux élitesLes jeunes nobles qui s'en allaient faire le grand tourou les grands explorateurs :Pythéas, Didon, Marco Polo, Zhang, Eirik le rouge, Whang, Collomb, Magellan, Cook, BéringLe monde s'est alors rétrécit, les transports et les congés payés ont fait le resteLe voyage s'est démocratiséIl est devenu un produit de consommationConsommation du temps de loisir durement gagné à la tâcheConsommation de la découverte, de l’inattenduConsommation d'énergie et de carburants fossiles aussiAvec l’avènement de nouveaux moyens de transportsPlus rapides, plus confortablesLe train, l'automobile, l'avionOnt entraîné leur lot de conséquences :Fragmentation des paysages et des écosystèmesémission de gaz à effet de serre et autres polluantsLe voyage a bouleversé à jamais notre rapport à la nature, à soi et à l'autreUne expérience qui nous bouscule Dans nos imaginaires et nos croyances Nos certitudes, et nos à priori sur l'inconnuLe voyage a aussi bousculé ceux qui ne voyagent pasIl a fallut accueillir le touriste et accompagner le voyageurEt donc réaménager le réel :Destruction des écosystèmes, gentrification socialeCréation d'écarts de richesse,Transformation du patrimoine en folkloreTouriste ou voyageurCertains le vivent, certains le consommentIntérieur, ouvert ou entre soi le voyage est un aller-retour sans retour possibleCe qui compte ce n'est pas la destination bien sûr, c'est surtout le décalage créé par le retourquand le décor change, le regard aussiEt quand le regard a changé plus rien n'est comme avantOn sait enfin qu'on ne sait plusOn s'imagine faire le voyage impossiblecelui qui aurait pu nous faire découvrir des paysages nouveaux et des cultures encore inconnues...Mais on réalise alors que le voyage n'avait pas de destination : que nous étions notre propre destination..

Edito de la semaine : L'alimentation
09fev
Edito de la semaine : L'alimentation
Manger est un besoin vital essentielEt pourtant l’accès à une alimentation, qui plus est de qualité, est encore très loin d’être garanti. Interdiction du glyphosate, installation de caméras de surveillance dans les abattoirs...La loi agriculture et alimentation avait relancé de nombreux débats Parmi les amendements, de courageux députés LR avaient demandé une reconnaissance officielle de l'appellation Chocolatine à la place de Pain au chocolat.Une question cruciale qui, on le sait a enflammé toute la FranceLa Chocolatine meilleur rempart au fascisme disaient certains.Mais ce qui est sûr c'est que la chocolatine propose surtout un vrai contrefeux médiatiquecomme le cannabis et le voile...L'occasion de ne pas parler du consommateur qui n'a même plus les moyens de s'empoissonner, le paysan qui trinque et la grande distribution qui se gaveEn effet,La situation covidienne a mis en évidence la vulnérabilité de notre système agricole et alimentaire. Les agriculteur·rice·s et éleveur·ses qui ont continué à travailler pour nous nourrir, sont précarisés, près d’un quart d’entre eux vivant sous le seuil de pauvreté. En 2019, on comptait plus d’un suicide d’agriculteur·rice par jour, Tandis que le maraîcher du coin se fait saigner par la grande distribution et achever par l'étatLe consommateur ne va pas mieuxIl est obèse, diabétique ou atteint de cancerInformé sur son alimentation par la publicitéIl est drogué au sucre et au sel Il préfère les plats préparés, les produits transformés Plus ça vient de loin moins c'est cherun fruit et légume sur deux consommés en France est importé Quand il ne mange pas des barquettes, le consommateur est affaméLe nombre de demandeur·euse·s de l’aide alimentaire, au nombre de 5,5 millions avant la crise, est passé à environ 8 millions de personnes.Sur les 79 banques alimentaires en France, neuf ont préféré reporter la grande collecte après les vacances de février 2021, “du fait de la non-participation légitime de bénévoles”. Les images des rayons vides des supermarchés ont fait craindre le pire à nos dirigeants politiquesMais au lieu d’encourager les circuits courts, Ils ont tout misé sur la grande distribution et l’agriculture industrielle étonnant non ?au détriment des petits paysans et de la vente en circuit court avec les marchésDe là à se demander si l'état souhaite avant tout la bonne santé des circuits de grande distribution qui elle-même semble faire le jeu de la pharmacie avec ses cancers en barquettesPlutôt que de ses citoyens et ses agriculteurs Il n'y a qu'un pas...